François de Salignac de la Mothe-Fénelon

Fénelon commença une brillante carrière ecclésiastique et littéraire en étant nommé par Louis XIV précepteur du Dauphin. En 1695 il reçut l’archevêché de Cambrai.

 


François de Salignac

De la Mothe-Fénelon

Archevêque Duc de Cambrai, Seigneur du Cateau

 

image008 image008  Né à Ste-Mondane le 6 août 1651

Mort à Cambrai le 7 janvier 1715

Fénelon commença une brillante carrière ecclésiastique et littéraire en étant nommé par Louis XIV précepteur du Dauphin. En 1695 il reçut l’archevêché de Cambrai. Tombé en disgrâce, il y fut exilé en 1697. Il en assuma la charge avec humanité pendant une période difficile.


LE PÉDAGOGUE,

Homme politique et homme de lettres


Issu d’une famille aristocratique du Périgord et doté de remarquables qualités morales et intellectuelles, Fénelon commence une brillante carrière à la Cour de France. En 1689, Louis XIV le nomme précepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne, pour lequel il rédige « Les aventures de Télémaque », ouvrage qui connaît un succès extraordinaire jusqu’au début du XXe siècle.image010 image010  

Fénelon est un esprit en avance sur son temps, précurseur de la sensibilité du XVIIIe  siècle, par son amour de la nature par exemple. Partisan d’une monarchie éclairée, il critique la politique guerrière du roi dans sa « Lettre à Louis XIV ». Il est proche du mouvement quiétiste[1], combattu par Bossuet. Ce sera la cause ou le prétexte de sa disgrâce.image012 image012  

Exilé dans son diocèse par Louis XIV, il ne reparaît plus à la Cour et son ouvrage « Explication des maximes des Saints » est condamné par le pape en 1699.


L’ARCHEVÊQUE

DUC DE CAMBRAI

 


En 1695, Fénelon est nommé archevêque de Cambrai. Louis XIV lui offre ainsi les revenus du plus riche archevêché de France. C’est le premier archevêque français de Cambrai, la région venant d’être rattachée à la France (1678).

Assigné à résidence dans son archevêché, il en devient l’archevêque le plus connu et le plus aimé en se consacrant à sa charge et en défendant les intérêts de ses habitants pendant les cruelles guerres qui ravagent la région à partir de 1708 (guerre de succession d’Espagne), et en puisant au besoin dans sa fortune personnelle.

Fénelon a une importante activité littéraire et entretient de nombreuses relations par correspondance, notamment avec le Dauphin qu’il a le chagrin de voir emporté par une maladie en 1712.

Tombé malade, Fénelon s’éteint le 7 janvier 1715, peu de temps avant Louis XIV.


LE SEIGNEUR DU CATEAU

 

La image013 image013  châtellenie du Cateau (Le Cateau et les villages environnants) avait la particularité d’appartenir en bien propre à l’archevêque de Cambrai et constituait presque une sorte de principauté indépendante. L’archevêque en était le seigneur temporel, nommant le mayeur et les échevins et percevant les impôts.

Dans la ville, se dresse le Palais des Archevêques entouré d’un parc. Fénelon n’a pas connu le bâtiment actuel édifié postérieurement. En fait, il réside rarement au Cateau, mais entretient d’excellentes relations avec les échevins, dont il ne manque jamais de défendre les intérêts quand les agents du fisc royal essaient de lever des impôts.

 

Sa popularité reste très grande pendant tout le XIXe siècle (le prénom de Fénelon est alors donné à des enfants).

 



[1] Mouvement religieux mystique préconisant « le pur amour pour entrer en communion avec Dieu. »

 

Fénelon

vu par Saint-Simon

 

« Ce prélat était un grand homme maigre, bien fait, pâle, avec un grand nez, des yeux dont le feu et l’esprit sortaient comme un torrent, et une physionomie telle que je n’en ai point vu qui y ressemblât, et qui ne se pouvait oublier, quand on ne l’aurait vue qu’une seule fois. Elle rassemblait tout, et les contraires ne s’y combattaient pas. Elle avait de la gravité et de la galanterie, du sérieux et de la gaieté ; elle sentait également le docteur, l’évêque et le grand seigneur ; ce qui y surnageait, ainsi que dans toute sa personne, c’était la finesse, l’esprit, les grâces, la décence, et surtout la noblesse. Il fallait faire effort pour cesser de le regarder. Tous ses portraits sont parlants, sans toutefois avoir pu attraper la justesse de l’harmonie qui frappait dans l’original, et la délicatesse de chaque caractère que ce visage rassemblait. »

Extrait des Mémoires de Saint-Simon.


 

Le souvenir de Fénelon

au Cateau

 

Le Palais des Archevêques

Désigné comme le Palais Fénelon, il est consacré depuis 1982 au musée Matisse (complètement rénové en 2002). Le bâtiment actuel, réaménagé par Mgr de Choiseul, est postérieur à la mort de Fénelon.

Le Buste de Fénelon

En 1885, un buste de marbre est placé derrière le palais en face du jardin.

Le Collège du Cateau

(actuel Lycée Camille Desmoulins)

L’un des derniers actes de Fénelon, seigneur du Cateau, est l’approbation de la création du collège en 1714. Il sera inauguré le 18 mars 1715, deux mois après sa mort.

Un portait curieux et intéressant de Fénelon, peint par un anonyme, y est encore conservé.

Le Beffroi de l’hôtel de ville


Grâce à l’accord de Fénelon, les bourgeois catésiens ont eu la permission d’ériger un beffroi en 1705. Il fut accolé à l’hôtel de ville existant.

La rue Fénelon

Il existe une (petite) rue Fénelon au Cateau (entre le Bd Paturle et l’église Saint-Joseph).


 

Texte : Christiane Bouvart – 2005

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